118                       Molière.
diocèfe de Viviers, une fomme de vingt-fix mille livres due audit Baratier, par ledit clergé, de le faire affigner devant le juge de Nifmes où, par fentence du 12 avril, audit an, ledit Baratier fut condamné de fon confentement à payer à ladite feue damoifelle Béjai-d, ladite fomme de trois mille deux cens livres, les intérêts d'icelle du jour de la demande et aux dépens liquidés à 91 livres 10 fols et ledit findic à vider fés mains jufqu'à concurrence defdites fommes, ' intérêts et dépens ; mais, au lieu de fatiffaire à cette condamnation volontaire, il n'y a fortes de chicanes, ni de fuites que l'un et l'autre n'aient exercées, ou quoi que ce foit la veuve dudit Baratier, après fon décès. Laquelle, d'intelligence avec ledit findic, auroit fuppofé plufieurs faifies faites en leurs mains par les colonels fuifles et. par le fleur procureur général en la chambre des Comptes de Dauphiné, à la faveur defquelles ledit findic fe feroit pourvu au Confeil, où il auroit obtenu commiffion du grand fceau, le 23 août 1665, en vertu de laquelle il y auroit fait affigner, tant ladite Béjard que tous les autres faififfants et prétendant droit à la fufdite fomme. Lefquels s'étant préfentés, il fe feroit formé une groffe inftance qui auroit duré jufque 1671, en laquelle lefdits colonels fuiffes auroient demandé et foutenu qu'ils devoient, par préférence à tous autres créanciers, être payés d'une fomme de qua-rante-fix mille livres à eux prétendue due par ledit